La VAR au championnat tunisien : combien cela a coûté et qui a payé ?

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Il s’agit d’un dispositif vidéo qui permet à des arbitres assistants vidéo d’intervenir dans certaines situations d’arbitrage. L’expression courante « arbitrage vidéo » est impropre, dans la mesure où en théorie la décision finale revient à l’arbitre central. C’est ainsi que la technologie VAR est définie par la fameuse encyclopédie en ligne, Wikipédia.

En Tunisie, et il ne s’agit pas d’une exception, le recours à la VAR durant la majorité des matchs du championnat de la Ligue Professionnelle 1 (LP1) est, dans la plupart des cas, accompagné par des contestations de part et d’autres.

Les polémiques et les contestations débutent sur les terrains, puis dans les gradins, et se poursuivent par la suite dans les plateaux télé et radios, mais également sur les réseaux sociaux. Point commun dans les débats : « la VAR utilisée en championnat n’est pas conforme aux normes FIFA », ou encore « ils ont payés beaucoup d’argent pour une entreprise qui n’a pas d’expérience et qui nous a ramené une VAR qui ne fonctionne pas correctement », avec bien évidement des critiques et des insultes envers la Direction Nationale de l’Arbitrage (DNA), la Fédération Tunisienne de Football (FTF) et les arbitres.

Loin de l’aspect sportif des choses et de l’impact du dispositif VAR sur les résultats de certains matchs, la question qui revient toujours dans les débats concerne le volet financier. On décortique tout.

Appuyée par FIFA, La FTF avait lancé avant le début de la saison un appel d’offres pour se procurer du matéreil nécessaire afin d’appliquer la VAR en championnat. Trois sociétés ont soumis des offres.

Cliquez ici pour consulter le cahier des charges publié par la FTF 

La première entreprise n’avait pas placé un cautionnement et a été donc éliminée d’office. La seconde n’a pas présenté un dossier complet malgré un deuxième délai fixé, et c’est la troisième société qui avait, logiquement, remporté l’offre.

Selon les informations recueillies par Sport Business, l’offre s’élève à 16 millions de dinars pour un contrat de trois ans, avec comme service fourni, la production et la VAR. La société s’engage à fournir 4 bus VAR et à produire 8 matchs par journée du championnat, moyennant 9 caméras, en collaboration avec la Télévision Nationale Tunisienne qui codétient, avec la chaine Al Kass, les droits de diffusion de la LP1.

La somme de 16 millions de dinars est donc repartie sur trois ans. La FTF a payé une première tranche d’environ 2.2 millions de dinars à la société chargée de la production et de la VAR.

Cette première tranche, payée par la FTF, provient de la FIFA. La haute instance footballistique a en effet débloqué à la FTF une tranche du montant alloué pour chaque fédération locale dans le cadre du projet FIFA Forward 3.0.

Chaque association de football locale a le droit d’utiliser les fonds alloués par la FIFA à des projets destinés au développement du football comme la construction des terrains d’entrainements, la construction camps de stage ou encore les travaux d’amélioration de l’infrastructure. La FTF avait auparavant construit, via les mêmes fonds, des terrains.

Détail juridique. Le contrat signé entre la FTF et la société qui avait remporté l’offre a été validé par la FIFA le 12 novembre 2026. La FIFA s’est entretenue avec les dirigeants de la FTF et a examiné tous les détails techniques de l’offre avant de débloquer la première tranche, transférée par la FTF à la société concernée.

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