La Ligue 1 tunisienne, connue pour sa compétitivité, a souvent été entourée d’une certaine opacité en ce qui concerne les salaires des entraîneurs et les aspects financiers. Toutefois, la saison 2024-2025 marque un tournant avec un mercato particulièrement animé.
Récemment, Radio Mosaique FM a dévoilé les salaires des entraîneurs des principaux clubs de Ligue 1 tunisienne, offrant un éclairage sur la répartition financière entre ces équipes.
Les salaires des entraîneurs de la Ligue 1 varient largement d’un club à l’autre, reflétant non seulement la taille et les ambitions des clubs, mais aussi l’expérience et la renommée des techniciens en poste.
Voici le classement des salaires des entraîneurs pour cette saison, du plus élevé au plus bas :
- David Bettoni – Club Africain : 40 000 euros par mois (environ 136 000 dinars).
- Carlos Cardoso – Espérance Sportive de Tunis : 35 000 euros par mois (environ 119 000 dinars).
- Santos – Club Sportif Sfaxien : 20 000 euros par mois (environ 68 000 dinars).
- Hamadi Daou – Étoile Sportive du Sahel : 30 000 dinars par mois.
- Maher Kanzari – Stade Tunisien : entre 21 000 et 23 000 dinars par mois.
- Mohamed Sahli – Union Sportive Monastirienne : 20 000 dinars par mois.
- Sami El Gafsi – Club Athlétique Bizertin : 15 000 dinars par mois.
- Nasif Biaoui – Olympique de Béja : 15 000 dinars par mois.
- Imed Ben Younes – Metlaoui : 12 000 dinars par mois.
- Anis Boujelban – Espérance de Zarzis : 10 000 dinars par mois.
- Samir Jouili – Gafsa : 10 000 dinars par mois.
- Abdelmajid Jelani – Mouhammadia : 8 000 dinars par mois.
- Fakhr El Dine Kalbi – Union Sportive de Ben Guerdane : 7 000 dinars par mois.
- Souhaib Zarrouk – Avenir Sportif de Soliman : 4 000 dinars par mois.
- Hakim El Zahafi – Union Sportive de Tataouine : 3 000 dinars par mois.
Les disparités salariales en Ligue 1 tunisienne
Ces salaires révèlent d’importantes disparités entre les clubs tunisiens, souvent influencées par le budget, les ambitions sportives et l’origine des entraîneurs (locaux ou étrangers). Les clubs comme l’Espérance de Tunis et le Club Africain n’hésitent pas à investir massivement pour attirer des entraîneurs de renom, tandis que des équipes de moindre envergure misent sur des techniciens locaux, avec des salaires plus modestes.
Cependant, certains supporters estiment que ces salaires sont élevés par rapport au niveau de vie en Tunisie. À titre de comparaison, l’ensemble des clubs de Ligue 1 verse environ 478 000 dinars par mois à leurs entraîneurs, soit presque l’équivalent du salaire mensuel de Marcel Koller, entraîneur d’Al Ahly, qui perçoit 140 000 € (environ 474 036 dinars tunisiens). Dès lors, comment les clubs tunisiens peuvent-ils rivaliser avec des géants du football africain sur le plan financier ?
Ce retour de la compétitivité en Ligue 1 tunisienne, marqué par un mercato agité et des stratégies salariales ambitieuses, soulève la question de l’équilibre financier et des investissements des clubs dans le développement de leur équipe technique.


1 Comment
Ajouté à cela, la précarité de la situation des entraineurs tunisiens qui se voient renvoyés purement et simplement après un ou deux faux-pas sur une saison qui ne fait que commencer. Le technicien étranger, lui, est immunisé contre de telles pratiques abusives. Leurs contrats sont rédigés à leur avantage, et aucun club ne peut s’amuser à les mettre à la porte, même s’ils bâclent leur travail ou obtiennent des résultats pires que ceux de leurs homologues nationaux. là, la “sagesse” de nos clubs est compréhensible puisque le moindre écart de conduite vis-à-vis de Cardoso, Bettoni, Santos ou autres peut leur coûter cher, très cher !
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